Trentes

Trentes
J'avais préparé un truc un peu spécial pour marquer le coup. Trentes articles c'est un cap, ca se fête (Noces de perle). A cause d'un épisode qui m'a mise en rogne , il faudra patienter jusqu'au prochain pallier symbolique (Noces d'Or).
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Vendredi, journée-marathon. A débuté en beauté avec 2 heures de tépé de physique. Cette année, je n'ai vraiment pas d'atomes crochus avec cette matière pourrie (pardon à ceux qui l'enseignent, à Ghita et à tous les génies en physique). Je ne sais absolument pas pourquoi. Généralement je suis nulle dans les matières où le prof ne m'inspire pas , mais là ce n'est pas le cas. Je l'aime bien ,Mr Z. Il est marrant avec son usage très... on va dire libre de la langue française.Il me prend pour une débile à la langue bien pendue.Mais au moins je le fais rire et il est très indulgent avec moi (comme on le serait avec une attardée mentale...) . J'adore le faire rire et me disputer avec lui. Je lui crie dessus(un des rares avec qui je me permets cette liberté)et quand il me rembarre (enfin soit disant parce qu'il n'a pas la répartie tranchante) je boude. Le plus drôle ,c'est qu'il fait la même chose ! Il fait la gueule, et après pour me réconcilier avec lui je passe au tableau corriger un exos. Alors il retrouve le sourire et il se remet à rigoler. Un vrai gamin. Cette fois, il s'est énervé parce que pendant qu'il cherchait une hypothétique erreur dans mon montage (il pouvait toujours chercher, j'ai fait MPI, moi ! Et avec Mr Pé encore !) j'étais en train d'arroser Sara avec la pissette. Je suppose que si j'avais fait la même chose en cours avec Mr Pé, j'aurais déja fait mes valises à la recherche d'un lycée d'acceuil. Il est important de préciser qu'il ne me serait même pas venu à l'esprit de faire la même chose en cours de Mr Pé. (Si après cet article mes notes de physiques flirtent avec le zéro, je saurais que mes lecteurs sont des balances et j'aurais une idée très précise des coupables.)
Non attends, on va faire un truc. Je vais présenter mon article un peu différemment. Comme je me lance toujours dans des disgressions qui n'en finissent pas, je vais faire un article de disgressions juxtaposées. Donc ca c'était la disgression Mr Z.
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Suite de ma merveilleuse journée. Tépé de bio. Ca c'était bien. Dissection d'encéphale de mouton est le nom officiel du carnage auquel nous nous sommes livrés sur les cervaux puant le formol et de la taille d'un poing fermé. C'est fou ce que c'est fragile c'est petites choses là. J'ai beaucoup aimé trancher dedans m'imaginant que ce que je charcutais si délicatement était le cerveau malade de celui qui avait inventé le pricipe des TPE.
Belle connerie, ces TPE. On est sensés travailler en autonomie ,trouver des expériences, rédiger un argumentaire... sur une durée de 3 mois, à raison de deux heures hebdomadaires. Vous vous en doutez, en tout cas pour notre classe, ça a plutot été deux heures de glandage/révisage de ds/bavardage/dormage ou tout à la fois.
Le plus drôle, c'est qu'on est sensé remplir un cahier où note ce qu'on a fait pendant la séance, ce qu'on prévoit ect... Fallait bien se plier à cette exigence futile, alors j'ai rédigé 20 pages de mensonges. Je n'avais vraiment pas le choix. J'aurais bien joué la carte de la sincérité en écrivant que je n'avais rien foutu pendant 3mois et que je remerciais ceux qui m'avaient fourni ces deux heures de bonheur hebdomadaire, mais m'est avis que ce n'aurait pas été du goût de nos professeurs. Tant pis ,soyons hypocrites. Selon mon cahier de TPE, j'ai été une élève très sérieuse, j'ai fait de longues recherches, j'ai effectué un sondage auprès de mes petits camarades sur les dangers du dopage, j'ai rédigé la partie qui m'était dévolue (le dopage dans le sport, faciiiile et très original), et tout cela réparti sur une vingtaine de séances. Ca necessite une sacré dose d'imagination ! J'imagine que vous avez deviné que cette disgréssion s'apelle disgression TPE.
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Midi. La veille ,nous avons eu la mauvaise surprise d'apprendre qu'il fallait rendre les TPE vendredi. Pas de délai possible, d'après nos professeurs encadrants. A moins d'aller voir Mr le proviseur. Je suis téméraire mais pas suicidaire, et certainement pas maso. Pas très envie de me faire passer un savon par le Big Boss, et tout ça pour un refus. Or nos TPE sont bien au chaud dans mon PC à Fes. Je n'ai pas eu la présence d'esprit de les envoyer sur ma boite e-mail donc ils y sont bloqués. Deuxième nouvelle très réjouissante : le zéro qui nous attend en cas de travail non-rendu est éliminatoire. Avoir la note de l'opprobre ne me dérange pas. Rater mon bac, donc ma vie me pose un peu plus de difficultés. J'ai donc appelé ma mère en catastrophe pour qu'elle nous ramène, Rita et moi, à Fes.
Je vous passe le récit du trajet, plutôt tranquille. Il aurait eu du mal à être autre chose, sachant que Maman a fait voeu de prudence (dépasser les 100km/h sur l'autoroute est passable de la damnation à vie). Nous déposons Rita chez elle et nous filons à la maison.
Pas le temps de souffler, encore moins de manger. A peine arrivée, je me rue vers mon ordi. J'ai passé 1heure et demie à arranger le travail, à mettre des couleurs ect...
Puis je me suis mise à la recherche d'un cyber pour pouvoir imprimer notre "fascicule de synthèse" (nom ridiculement pompeux pour 20 malheureuses feuilles). Et là encore, ma chance légendaire ne me lache pas d'une semelle. Impossible de trouver un cyber ouvert!
Fes ,entre 12h30 et 15h, est une ville morte. Comme dans les films, les patelins abandonnés ou alors les villes où il y a la peste ou une saloperie dans le genre.
Je commençais sérieusement à paniquer quand-ô miracle- ma mère apperçoit une espèce d'échoppe minuscule avec marqué en tout petit "Ciber-Internete-tiliboutique-fax-coupie".
Alléluiah ! On se précipite dans le taudis (durant toute la durée de la scène qui suit, je suis pliée en deux pour cause de plafond pour nain).
-Salam a sidi!
-Salam a lalla.
-Lakhlik 3andkoum MSN (z'avez MSN? Ben oui, j'ai envoyé le truc à Rita pour qu'elle me le renvoie)
-Hahah a lalla (oui m'dame)
-Hamdoullah! Lay 3tik shihtk a sidi (en gros c'est : Louanges à toi mon dieu. Sois béni vil paysant...)
Donc je me connecte, Rita me renvoie le truc , tout baigne, je m'apprête à imprimer quand soudain, saisie d'un doute je me tourne vers le jeune échalas au visage cireux.
-Yak 3andkoum l'imprimante couleur ? (C'est clair non ?)
-La a lala 3andna ri Noir et Blanc...
Catastrophe! Toute cette course pour rien ! Notre travail est plein de photos et de shémas en couleur, ça va être ignoble si on ne peut pas avoir la couleur!
-Tu n'as pas le choix ! Grouille toi , la mère de Rita va passer vous chercher bientôt ! Sinon vous allez être en retard en OIB !
Je me résigne. J'imprime deux torchons qui sont sensés être notre production finale.
Pas le temps de les faire relier, je saute dans la voiture direction chez moi.
Disgression: Entre 13h et 15h pour les TPE.
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Back to Paulva. Sprint pour déposer notre oeuvre maudite. Retour en classe, essouflées et pantelantes mais à l'heure. Apparament, on aurait pu tout aussi bien sécher le cour, puisque c'est ce qu'à fait la moitié de la classe . Mr R n'a pas eu l'air de s'en formaliser outre mesure. Apparament les gens l'avaient prévenu qu'à cause de ces damnés TPE, ils n'allaient pas pouvoir faire autrement...
Ghita et Zineb par exemple ont passé l'heure à essayer de faire imprimer leur travail, coincé sur une disquette récalcitrante, mais en vain. Même avec le concours de Mr C , qui s'est mis en quatre pour les aider (en tout cas c'est ce qu'on m'a raconté) ces fichus rectangles de plastique n'ont pas voulu recracher leur précieux contenu. On aurait pu penser que tout était fichu pour les deux donzelles. Mais c'est sans compter avec la surprenante clémence du maitre des lieux. Mr O' a en effet accepté d'accorder un week-end supplémentaire.
Résultat des courses : j'ai embêté (le mot est faible mais assez de jurons comme ça) maman pour qu'elle vienne me chercher jusqu'à Meknes, je l'ai baladée dans tout Fes pour un cyber inexistant.Je n'ai rien avalé de toute la journée. J'ai rendu un torchon informe.
Et on m'apprend que tout ça n'a servi à rien et que j'aurais pu prendre mes aises pendant 48 longues heures.
Dire que j'avais hâte que cette journée prenne fin serait un euphémisme plus qu'édulcoré.
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Cruels Dieux qui se rient du malheur humain !Après une longue et pénible heure d'OIB (je tiens à préciser que contrairement à la physique, j'adore l'OIB. C'est juste que supporter le brouhaha incessant des remuants OIBs- Mr C en sait quelque chose- sans rien dans la panse est plus qu'un sacerdoce), la sonnerie de la délivrance a enfin retenti . Je me précipite vers les bus. Comme toujours quand il y en a 3, je ne sais pas trop lequel choisir.
Mais cette fois-ci le choix semble aller de soi. Nouha passe la tête par la porte de l'un deux et m'invite à la rejoindre. "Lmimia, vient il y a des places". Ok NOuha, je te suis.
Avais-je toute ma tête au moment de ce choix fatal ? On peut raisonnablement penser que non. En effet, Nouha est connue pour sa poisse infernale. Mais je n'avais vraiment pas le courage d'avoir la moindre pensée logique. Je l'aurais suivie dans la gueule d'un loup.
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Petite pause. J'ai mal au poignet. Voilà ça va mieux. Suite donc
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Je prends place dans le bus.Super, deux places pour moi toute seule !Je vais pouvoir dormir un peu pendant le trajet.En plus il n'est pas trop rempli, il n'y aura pas trop de bruit.Vivement que je sois à la maison.
Le bus démarre,tout va bien, on est les premiers à partir, tout baigne... Tout patauge dans la mélasse ouai ! Ou plutot dans l'essence qui gicle à gros bouillons de l'antiquité qui sert de moteur à notre engin.On a pas fait deux mètres qu'un inquiétant bruit se fait entendre dans la région du moteur et que notre véhicule pile net. Noooooooonnnnnn!!!! Le car est en panne !! On va rester iciiiiiiiiiiiiiii !!! C'est une blague, rassurez-moi ! Une feinte! Rêve toujouts l'amie. Va donc poser tes fesses hors du car. On doit le pousser en arrière pour laisser le passage à ceux qui sont en bon état.
Vidée, j'obtempère la tête basse. Nouha et moi nous asseyions, résignées. On commence à avoir l'habitude. C'est la deuxième fois que ce genre de truc nous arrive. La dernière fois c'était de nuit, en plein milieu de l'autoroute, donc on peut dire qu'il y a du progrès...
Nous sommes donc 15 filles à attendre là comme des bêtes qu'un car de secours vienne nous prendre. Je n'ai vraiment pas la force de tout raconter.
Suffit de savoir que Mme Lefeuvre a été super, elle a attendu avec nous dans le froid l'arrivée du car. Les profs ont été ignobles, notamment un dont je tairai le nom par respect pour ses proches qui ne sauraient être que consternés par son attitude. Nous voyant assises par terre comme des Romanichelles, ce sadique n'a rien fait d'autre que d'agiter sa main comme un automate. Sur le coup, j'en était pliée en deux. On aurait dit une mauvaise figurine d'M6. Avec en plus un petit sourire moqueur et hautain... brrr, j'en ai encore la chair de poule...
Mais le summum du mauvais gout a été atteint par le grand manitou lui-même. Nous voyant rassemblées en cercle sur l'herbe près du parking il nous demande:"Et pourquoi est-ce que vous n'êtes pas parties vous?". Nous voilà lancées dans des récriminations véhémentes contre la vétusté des cars, l'incompétence de la CTM, son manque de ponctualité (on nous avit promis un car pour 5h45 et il est 6h35). Réaction de l'auguste personnage: " Ah d'accord" et il tourne les talons d'un pas affairé.
NO COMMENT...
Boarf... Vous me direz que le principal est qu'on soit toutes rentrées saines et sauves à la maison et que tout cela restera gravé dans nos mémoires comme un énième péripétie de l'internat. Je vous avouerai qu'après cette journée, je m'en serai bien passée...
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Voilà, c'est fini, l'histoire touche à sa fin. Désolé d'avoir été aussi longue, mais c'est que j'en avais vraiment gros sur le coeur. Je n'ai pas l'habitude de parler de moi, sauf en cas de crise majeure et j'ai éstimé que ces 12heures méritaient de figurer dans mon blog comme tel.
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Petite chose. Ce récit est la preuve que tous mes coups de bols me sont sévèrement taxés par les autorités de l'au delà. Le texte qu'elle voulait au bac blanc ?? Ah non on ne peut pas laisser passer cette infamie! Vite envoyez-lui les plaies d'Egypte améliorées !
Pour l'Italie par exemple. La sélection va s'effectuer par nos notes à une interro sur la première G mondiale. Jusque là, ça ne s'est pas trop mal passé en Histoire. Et ben, je sens que celui-là, je vais le rater.
Ou mettons que je le réussisse. Je parie qu'il va y avoir un soulèvement populaire en Italie ou un truc dans le genre et que le voyage sera annulé.
Typique de mon ange-gardien. A croire qu'il est payé pour me pourrir la vie.
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Là c'est la vraie fin. Juste un mot pour dire que le 8 mai a été la journée de la femme dans le monde. Si je n'en ai pas parlé, c'est que je n'avais rien d'interessant à dire dessus.
Vive les femmes !(C'est nul hein ?).
BONNE NUIT !

# Posté le samedi 11 mars 2006 16:42

Modifié le mardi 10 juillet 2007 12:26

Mill avait tord (et le cochon avait raison)

Mill avait tord (et le cochon avait raison)
Voici un article qui ne sucitera chez tout bon disciple de maître Eolas que moqueries et sarcasmes.(Ami lecteur,tu n'as pas compris l'allusion ?Va donc te cultiver un peu et reviens. Enfin ça c'est si tu n'es pas paresseux. Sinon, je te rassure, l'article est compréhensible-et appréciable!-quand même. )
Pour prévenir toute réaction méprisante, je fais savoir à mon lectorat que je ne cautionne aucun des clichés qui jalonnent l'article. Mais c'est tellement facile d'en user que je ne vais pas m'en priver. Aussi je fais appel à votre sens du second degré. En gros ne me taxez pas d'antiaméricanisme primaire et autre joyeusetés.
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Le week-end dernier, la télé (cet instrument du diable) a annoncé une nouvelle inattendue et réjouissante: McDonald's a décidé de supprimer les plus grosses portions de son menu. Cette mesure n'est d'ailleurs valable qu'aux Etats-Unis. Normal :là bas, le plus petit hamburger est déjà plus gros que le plus épais des étouffe-chrétiens de Paris ou de Londres. Quant à la fameuse méga-giga-hyper-super-deluxe portion disponible aux States il parait qu'on la sert dans une brouette, carrément.
La décision de McDonald's se comprend. On rencontre dans les rues de Chicago ou de Washington des types tellement gros qu'il vaut mieux si l'on est pressé, sauter par dessus eux plutôt que de les contourner(enfin à ce qu'on dit. Dans un souci d'impartialité je reconnais mon ignorance de la chose, vu que je n'ai jamais vu Chicago ou Washington. En fait, aucune partie de mon corps n'a jamais touché le sol de la patrie de l'Oncle Sam, à mon plus grand regret) . Malbouffe et sédentarité aidant ,c'est pas moins de 70% de la population américaine qui est en surcharge pondérale, comme disent les médecins.
A propos de sédentarité, me revient en mémoire une blague entendue chez Thierry Ardisson (elle n'était pas de lui ni, chose étonnante, de son alter-ego Laurent Baffie). Deux américains discutent:
-Tiens tu t'es mis à rouler tes cigarettes toi même?
-Ouais, mon médecin m'a prescrit de l'exercice physique.
Bref McDonald's. Evidemment la mesure annoncée est une leurre subtil. Le Yankee adipeux ,même nul en maths, sait très bien qu'il peut remplacer une hyperportion-celle qui vient d'être supprimée- par deux mégaportions. Il y gagne même au plan calories. Et McDo engrange quelques dollards de plus.
Tout ceci ne serait qu'anecdotique si je n'avais pas lu la veille-pure coïncidence-un texte de John Stuart Mill (on se demande ce qui me prend parfois...)dans lequel ce dernier affirme qu'un homme, même mécontent, même insatisfait, même frustré, est quand même plus heureux qu'un cochon, fût-ce un cochon comblé. On se demande comment l'ami Mill a pu mesurer le bonheur du "cochon comblé" mais passons. Ce qui est remarquable c'est que sa théorie, qui date de 1863, affirme exactement le contraire de ce qui semble être devenu le crédo de l'Amérique et de McDonald's réunis, à savoir que l'idéal du bonheur est de bâfrer non-stop et de gonfler au prorata .Bref, le cochon est l'avenir de l'homme, le porc son horizon indépassable. Et au diable Mill et sa philosophie désuète.
Dès lors on comprend mal pourquoi Washington a peur de l'islam. S'il y a bien quelqu'un dont une nation de verrats n'a rien à craindre c'est bien le musulman. Pour rien au monde il ne toucherait à cette bestiole impure...
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Sans rapport. Regardez "Le bon, la brute et le truand" de Sergio Leone. C'est un western-spaghetti (j'adore cette expression. Ceux que j'ai saoulés avec ont bien du s'en rendre compte) super drôle. En tout cas moi j'ai rigolé tout le long du film. A moins que ça ne soit l'effet du fameux chewing-gum de Nouha ?Sérieusement, il est génial.
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WARNING TO MAMZ'ELLE Ou.R.E.T.ni (prononcez l'warit): KEEP AWAY FROM MR C si mon ire tu ne veux encourir. Va donc forniquer avec d'autres créatures de Babylone.Succube!
J'adore l'anglais. Le meilleur ami d'Harry n'a pu m'en guérir. I hope it's enigmatic enough not to incur yours.^^ After all, the biggest risk is that you won't talk to me anymore. Never mind hahaha !I absolutely don't care.......... Hey t'es folle ou quoi ?!! Voilà ce qui arrive quand on te laisse sans surveillance. Stop that childish game immediatly. Right m'aam!
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Project Italy: on m'apprend l'alarmante nouvelle que voici:il est possible que Mr R ne nous accompagne pas (enfin ceux qui y vont. Autant m'y inclure car si jamais on m'évince je fais sauter ce lycée d'ingrats). Nos escorteurs seront donc ces boute-en trains invétérés de Mr C et Mr O'Callaghan (j'adore ce nom.vous aurez compris qu'il s'agit d'un seudeunyme). Ca va être gai...
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J'aimerai bien faire un article sur le CPE mais le problème c'est qye je ne sais même pas exactement en quoi ça consiste. Le débat Imbert-Julliard (L.Ferry est parti s'éclater en Chine. Il aurait pu nous débarrasser de Mr C, quel dommage!) n'a pas vraiment éclairé ma lanterne .
Y'aurait il parmi mes lecteurs une âme charitable pour me tirer de cette inconfortable ignorance ?
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Une tête brulée et un mouton se sont associées pour créer ce qu'ils ont conjointement appelé le "blog officiel de la 1S1". Initiative louable que j'encourage vivement. Allez y jeter un oeuil, vous aurez de ma trop lisse classe une autre vision, une de l'intérieur. Enfin, pas de mouchards parce que les deux tenanciers n'ont pas vraiment appliqué les conseil que Maitre Eolas dans son billet "Bloggeurs et responsabilités". Mais dans l'ensemble, ça reste assez soft. Je pense que pour les profs, c'est une bonne façon de connaitre un peu mieux la classe. A nuancer bien sûr.
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Je triche un peu avec les couleurs, j'avais bien dit pas de déco vendeuse. Mais là c'est vraiment trop tristounet. Ca ne donne même pas envie de lire. Une honte, mais il faut bien s'adapter...

# Posté le vendredi 17 mars 2006 15:27

Modifié le mardi 10 juillet 2007 14:49

Les lawyers mènent le monde

Les lawyers mènent le monde
Des naïfs s'imaginent que Microsoft élabore des logiciels, que la General Motors fabrique des voitures et que Marlboro produit des cigarettes. Peuh! C'est de l'esbroufe tout ça. Les grandes compagnies internationales sont en fait des cabinets d'avocats déguisés en entreprises. Les lawyers maison travaillent dans l'ombre et laissent les ingénieurs et les commerciaux amuser la galerie. Lorsqu'un petit génie invente le fil à couper le beurre, le PDG le félicite, les commerciaux se ruent sur leurs téléphones pour engranger les commandes, mais c'est le vrai pouvoir-les juristes-qui mènent la danse, un étage au dessous.Avant même que ne s'ébruite la nouvelle de la découverte, les robins se sont déjà distribués les rôles: les avocats de filàcouperlebeurre.com ont déjà attaqué en justice les couteliers pour concurrence déloyale (par anticipation) et les lawyers de Margarine and Co ont déjà demandé la saisie conservatoire des bobines. Sous prétexte d'aller lentement pour ne pas perdre le fil, le juge- un ex avocaillon-commence alors les manoeuvres de procrastination qui vont assurer à ses congénères du travail pour dix ans. Et tout ces braves types se retrouvent au golf le dimanche pour perpétuer autour d'un gargantuesque brunch le partage du monde.
C'est en regardant une photo des avocats de Microsoft (et toute imprégnée du savoir juridique instillé dans la prose Eolassienne) que j'ai eu cette révélation soudaine. Ces messieurs, qui vont en meute, arboraient un sourire franc comme l'or et massif comme une note de frais. Etonnant non ?Que leur boss ait des ennuis sérieux ne les préoccupait pas le moins du monde. Et pour cause: Bill Gates n'est pas leur boss. Il est leur employé, leur marionnette, leur fromage. Il est l'homme de paille derrière lequel ils mènent leur entreprise.
Le petit juge qui en veut à ce hbil de Bill n'a rien contre ses avocats. Bien au contraire. C'est leur pote. Ils étaient ensemble à la Law School de Harvard, de Yale ou d' Oxford. Ils y ont joué ensemble aux billes (euh) ou au football. Ils sont entrés ensemble au service du plus puissant monopole du monde, celui des juristes internationaux.
Stupéfaits par ce scandale, on est tentés de s'écrier: mais que fait le gouvernement ? Que font Georges Bush, Jacques Chirac et tous les autres contre la prise de pouvoir des avocats? Mais ce cri du coeur nous reste dans la gorge ,car la bonne question, c'est evidemment: que font les avocats de tout ce beau monde contre la prise de pouvoir des avocats ?
Poser la question, c'est y répondre...
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Vision peu reluisante de la noble et lucrative profession de ces pique-assiette beau parleurs d'avocats. C'est pousser la caricature à l'extrême je sais, mais c'est derniers temps je suis plus portée sur l'écriture sans prise de tête que sur les analyses pertinentes et profondes (en ai-je jamais pondu ?). Donc il faudra faire avec.
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Petite parenthèse informative : la suite est dénuée de tout intérêt pour un lecteur qui ne me connait pas. En effet , une fois n'est pas coutume, j'y parle de moi. Pas pour contenter certains de mes aimables (kof kof...) lecteurs, mais bien parce qu'une mise au point s'impose. Donc je vous conseille de vous arrêter à la fin de la parenthèse si vous ne me connaissez que par mon blog. Je penserai à vous pour mon article de la semaine prochaine. Vous n'avez qu'à vous dire que ce qui suit est une sorte de bonus qu'on n'apprécie qu'en faisant partie du club très select de mes "accointances"(k3iba syndrôme). Un peu comme les soldes privées aux Galeries Lafayette ou chez Chanel.
Fin de la parenthèse. Début du second article
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C'est fini d'être amoureux dans le vide. Cette admiration gaspillée, perdue, semée aux quatres-vents, dénigrée, gâchée, j'ai décidé d'en faire bon usage en la reportant sur ma délicieuse petite personne. Attendez-vous à des flamboiements de narcisso-nombrilo-mégalo-égotisme aigus. Au moins, je me rendrais l'amour que je me porte. Et au centuple. On se brûle moins au feu d'une passion portée à soi-même. Jolie bulle faite de joues qui s'empourprent, d'yeux qui brillent et de rêves habités. Plus de bafouillis ignobles et de sensation d'avoir le QI d'une motte de beurre quand j'ouvre la bouche pour lui adresser la parole. Les piqures de rappel de jalousie (répétées) m'ont finalement guérie de tous ces embarassants symptômes. Je suis bien plus heureuse comme ça. Et puis comme ça, je ne l'embêterai plus. Ma gracieuse bénédiction est offerte à toute remplaçante dans le rôle de groupie. Je ne m'inquiète pas ,les prétendantes sont légion. Toutefois je crains que le répit assuré à l'infortuné seigneur par mon retour à l'état normal ne soit de courte durée. Ces pâles copies d'amoureuses, ces erzats (j'espère que ça s'écrit comme ça) de soupirantes, ces succédanés de galantes rivalisent toute de stupidité. J'ose espérer n'avoir jamais versé dans l'éhontée débauche de débilité dont font étalage les membres du troupeau C.
Peut-être aurais-ju dû, étant donnée la complaisance amusée avec laquelle l'intéressé accueille ces balourdises... Mais je pense que même en me forçant, je ne peux pas être bête. L'idiotie est un concept inconnu de mon esprit supérieur. J'espère que le message est passé.
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Tout ceci n'emêche pas la refléxion suivante: notre Plantu à nous, habituellement tout joyeux et souriant, a l'air exténué et tout sombre. Il m'a vraiment fait de la peine et donné envie de le consoler.Si c'est à cause d'une certaine escapade italienne, je tenais à le remercier pour tout ce qu'il fait. Vraiment, c'est super gentil. Même si je n'y vais pas , je tiens à lui rendre hommage.
Hein ? Heuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu.... si je n'y vais pas...c'est un peu plus discutable...
Non, je rigole :-D. Enfin...pas tant que ça...
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Je suis fatiguée. Je suis vraiment KO. J'en ai marre. J'en ai ras-le-bol. J'en ai plein le dos. Je suis épuisée. Je n'ai pas le moral. Je ne sais pas. Je m'ennuie au lycée. J'étouffe. Je dors pendant les cours chiants. Je dors tout le temps. Tous les cours ne sont pas chiants. Je veux remonter à cheval. Je veux manger du bon chocolat. Ce n'est pas normal cette consommation abusive de Tito. C'est indigne de mon palais de gourmet. Je veux supprimer l'arabe des programmes (pas l'histoire géo en arabe, l'arabe tout court). Kacim Amin et consorts, je vous voue aux gémonies. J'ai envie d'autre chose. Je veux pleurer. Je veux rire. Je veux envoyer tout le monde au diable. Je veux être incontrolable.
Je veux voir Il était une fois dans l'Ouest. Je VEUX, j'ai BESOIN de remonter à cheval.
Je ne retomberai pas Maman. S'il te plait, je t'en supplie, réinscris moi. Je suis exténuée.
Je veux voyager dans un chouette pays cet été. Je veux des tonnes de choses. Je veux que des tonnes de millions de choses cessent. Je veux être égoiste. Je veux me regarder le nombril. Je veux dormir. Je veux dormir 12 heures. Je veux dormir. Je veux rester une gamine. Je veux avoir des désirs de gamine. Je veux être puérile. Je suis fatiguée.
Ecrire est un catharsis.
Taper soulage...
Ca va mieux.
Sauf cette foutue lassitude qui ne me lâche pas d'un pouce...
Je vais me coucher. Ca n'aura plus de sens. Je hais la lenteur.
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Voici que Maitre Eolas me devance dans mon projet d'écrire un article sur le CPE ! Les grands esprits se rencontrent. Après ça, tout ajout serait parfaitement superfétatoire...
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Finalement je suis d'une humeur magnifique ! Le temps splendide et le concours y sont certainement pour quelque chose. La vie est belle ! Je n'arrête pas de rire ! Et au diable toutes les contrariétés !

# Posté le vendredi 24 mars 2006 16:54

Modifié le mardi 10 juillet 2007 09:22

Vivre avec son temps

Vivre avec son temps
Il fut un temps où l'on avait le temps, où l'on ne se pressait pas, où l'on pouvait jeter, goguenard, au colon ou au touriste:"Vous avez la montre mais nous avons le temps!" L'Européen ne répondait pas-déjà parti ,pour construire,planter ou administrer. Le Marocain lymphatique, content de son bon mot, retournait à ses rêves d'Eden ou à ses souvenirs d'Andalousie. C'était là son capital. Une traite sur l'au-delà, du papier cordouan plus dévalué que les emprunts russes, mais qu'on ne désesperait pas de faire valoir un jour. En attendant, comme on dit dans Les Plaideurs: dormons.
Ou plutot faisons des enfants.
La modernité en ce temps là, on n'en avait pas l'usage .A part la machine à coudre Singer et la makina, ce chemin de fer qui transportait l'administration dans un sens , le phosphate dans l'autre, on ne maniait pas trop les instruments maudits. Qui se souciait de la violence faite à la nature par Messieurs Watt et Edison ?Puisque la nature ,bonne fille, pourvoyait à nos besoins sans qu'on la force. On n'en était plus à la cueillette,certes. On semait-et c'est à peu près tout. Et quand on construisait,on pouvait comme le raconte Chraïbi dans la Civilisation, ma mère! "prévoir jusqu'aux anges du plafond chargés de veiller sur le salut des habitants de la demeure terrestre". Quitte à oublier l'escalier...Mais ce n'était pas trop grave. Après tout on ne demandait que le minimum. Dieu-ou la pluie-y pourvoyait.
Eh bien c'est justement là le problème. Il s'est passé quelque chose, insidieusement. C'est difficile à cerner... Disons qu'un jour ou une nuit, nacquit un bébé ou surgirent quelques besoins ,et ils furent tout de suite de trop. Impossible de nourrir ou de loger l'un, d'assouvir kes autres par les moyens du bord. Le blé par exemple ne suffit plus (Saviez-vous que ce pays fut, un temps le grenier à blé de l'Europe ?Mais qu'il crèverait aujourd'hui sans les surplus du Midwest ou de la Beauce?) Alors, du fumier il faut passer à l'engrais minéral -et apprivoiser l'industrie qui mène de la roche au fertilisant, apprendre le vocabulaire qui va avec :concassage, trémie, flotation. Bientôt se sont des villes entières qu'il faut nourrir. Et voilà d'autres mots : camions, entrepots... La comptabilité, la banque, la chicane s'ensuivent.Les maux de la modernité ?D'abord une question de mots.Mais ils sont loin d'être innocents. Car on ne peut pas se contenter de prendre en Occident ce qui nous plait. Une machine par ci, un médicament par là... Si nous voulons vraiment compter, et ne pas être des oisillons qui attendent, le bec ouvert, qu'on y dépose ce que d'autres ont trouvé, il nous faut comprendre ceci :les mots et les objets véhiculent autre chose, ce qui leur a donné vie :l'ambition, l'effort, la responsabilité. Le sens de l'individu. Plus profondément, le doute méthodique, la tolérance, le rejet de tous les fanatismes (les Lumières l'ont dit mieux que moi).
Ce ne sont pas des valeurs éternelles, certes. Mais la modernité non plus. On peut émettre l'hypothèse qu'elle accompagne comme une condition sine qua non la Revolution Industrielle dans ses avatars successifs, le dernier en date étant l'informatique liée à la mondialisation. Or la globalisation , c'est le village planétaire à l'heure allemande. Ou japonaise, ou américaine. Et on en revient à "Ils ont la montre, on a le temps". Sauf que nous n'avons plus le temps. Attendre, c'est solliciter la catastrophe. Demain n'est pas à attendre mais à inventer. Encore faut il avoir les outils, dont le premier est le Savoir. Même (surtout!) celui qui dérange les convictions les plus sacrées: Darwin, le big bang, un peu de sociologie, beaucoup d'Histoire :) .
On objectera qu'il est dommade de troquer les mu'allaquat (=poèmes de l'aire anté islamique) contre la biologie moléculaire .Mais qui parle de troc ?Prenons le meilleur de chaque monde. De toute façon, on n'y peut rien. Nous sommes embarqués dans le Vaisseau Terre cher à l'économiste Boulding. Au dessus de nos têtes, des théories de satellites en orbite sagement stationnés relaient dix mille milliard de messages qui ne sont pas tous des poèmes. On peut appeler un Inuit à partir d'Abidjan. Un chameau blatère à Zagora , on peut l'entendre au Chili .En être ou pas ? La question ne se pose même pas. La technique est partout maitresse.Même ces maudits talibans ne se battent plus à la fourche , que l'on sache.Ils manient plutot la mitraillette, le missile Stinger...Et sans la cassette audio qui répandit en Iran sa propagande, Khomeiny ne serait il pas resté ermite en son jardin de Neauphle ?
Nous sommes embarqués. Et il y a sur ce radeau qui nous revient quelques vieilleries auxquelles il faut tordre le cou: la position sociale de la femme, la féodalité et ses multiples incarnations, l'Etat de non-droit.Et puis il s'agirait de définir le statut exact du Marocain face au Pouvoir. Soyons créatifs: il serait citoyen-sujet. Ce serait l'exception marocaine qui finirait bien par aboutir à quelque chose: modernisme à visage humain ?Modernité avec une âme ?
Tout est possible. Tout est à faire.
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# Posté le vendredi 31 mars 2006 14:55

Modifié le mardi 10 juillet 2007 14:40

Les histoires douces-amères

Les histoires douces-amères
Frunch krunch bram chabadabada ! Je ne sais ni comment commencer cet article ni comment il va s'achever, de même que je n'ai aucune idée de la façon dont je vais l'organiser. Je tape ce qui me passe par la tête, or ma tête est en ce moment parasitée par un tas de pensées enchevêtrées, sans rapport- parfois contradictoires - ce qui laisse augurer de la clarté de ce qui va suivre... Je crois que ces articles longuissimes ne dopent pas vraiment l'activité "commentatrice" de ce blog mais on ne va pas ce plier à ce ridicule diktat du "coms-à-tout-prix ". Ne perdons pas de vue la principale fonction de cet exutoire pour pauvre ado mal dans sa peau (quelle horreur !): c'est un catharsis formidablement efficace ! Lecteur pitoyable (sens 18ème), partage mon affliction et mon bonheur de promeneuse solitaire...
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Le FSE ou des ladres simplets
Pingrerie et économies de bouts de chandelles semblent être devenues les idées directrices de la nouvelle "politique" impulsée par la nouvelle présidence . Passent encore les nouvelles mesures de surveillance de la vente à la buvette (légitimées par le déficit abbyssal causé par la "générosité" des serveurs, générosité qui n'exclut bien evidemment pas leur propre personne. En clair, ce lycée qui regroupe l'élite de la bourgeoisie fasso-meknassie n'est en réalité qu'un repaire de robins du bitume qui volent les pauvres pour donner aux riches) encore que se farcir les têtes des deux don quichottes préposés à la bonne gestion de la caisse, comme des vulgaires chefs de table dans un casino (mon savoir des jeux de hasard se limite aux pokers fraternels, où le tapis le plus gros s'élève à 16 allumettes et au regardage en boucle du Casino de Scorcese) puisse heurter les âmes sensibles. Oui, oui tout ça s'est très bien: nettoyons cette racaille picpoket au karsher.
Regagnons la brique émiéttée par ces petits richards cleptomanes. Autrement dit : on va leur faire cracher le fric à ces petits cons.
Là où ca coince c'est que ces Messieurs rape-tout, chevaliers à la triste figure de chiche-face s'en sont pris à des institutions sacrées et intouchables. Dans leur délire picsique, ceux qui se croient les maitres de Bercy coupent les vivres à un club dirigé par messieurs Probité et Dévouement en personne : le ciné-club. Outre l'action humanitaire menée sur la crasse ignorance cinématographique des bénéficiaires du club (dont j'ai l'honneur d'être), on ne peut vraiment pas dire qu'il soit un gouffre à pognon. La plupart des chefs-d'oeuvres (encore merci de m'avoir fait découvrir Arizona Dream) sont en effet la propriété des deux maitres de cérémonie qui les mettent gracieusement à la disposition de la communauté. Le reste doit couter la somme scandaleusement astronomique de 1500 dhs à tout casser. Le budget alloué par la dictature physicienne :800 balles ou un truc qui s'en rapproche. De qui se fout-on ? Pleure-pain, arpagons, écossais ! (phase soft)
Les deux gentils animateurs du ciné-club ont décidé avec raison qu'ils n'avaient pas à faire des efforts si peu encouragés. Résultat : le ciné-club risque de s'arrêter définitivement. Voilà! Bravo FSE! Merci !
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Un troisième ?
Mais pourquoi faire ?Tellement inutile !Tout le monde en a plein le dos et ne rêve que de vacances. D'autant que le rythme de ce trimestre est bien plus soutenu que celui des deux précédents. Il ne dure pas deus mois, mais ce sont sans doute les plus éprouvants de l'année. J'en veux pour preuve la baisse de moral généralisée consécutive à la chûte des notes. Il y a parmi nous des gens sérieux qui angoissent (j'ai décidé de ne plus utiliser le mot "stress", mot horrible et disgracieux au possible) pour leur dossier. On est pas tous des fumistes incapables de se projeter dans l'avenir. Moi ?Oh ben oui c'est clair non ? Ce que je veux c'est réussir médecine à Paris. Mais il y a tout un tas d'étapes à franchir avant d'en arriver là. Se constituer un joli dossier. Avoir son bac avec mention .Etre acceptée dans une fac. Tenir une année de bachotage intensif. Voilà. Sacré programme. Des fois je suis sûre que je pourrai y arriver . D'autres fois, je me dis que je finirai balayeuse, alors à quoi bon se donner du mal .
Les premières S vont bientot devoir choisir leur spé .Analysons mon cas : je suis d'une nullité effarante en physiques. Il est naturellement exclut que je fasse Maths, non pas que je n'ame pas les maths. Ils m'émerveillent. La logique m'a toujours attirée. Mais enfin je ne suis définitivement pas une matheuse. Alors quoi ?Bio ?Ben... je ne vois que ça. Ca me servira en médecine ,j'espère. Et au moins j'y brille. Et puis voilà. Et l'OIB ?Je fais quoi ? J'enlève ?Je garde ?Sachant que l'oral d'arabe est coeff 9 (enfin je crois) et que quand je parle c'est la même chose qu'un français qui parle anglais ? Dilemne cornélien non encore tranché. Fini.
************************************************************************Merci merci millions de mercis venus du fond du coeur à Mr C pour s'être escrimé, avoir perdu 5 kgs (à vue de nez. Et de biceps n'est-ce pas Warit?), s'être bagarré avec des tas de gens, avoir sollicité ses potes (gimme five gimme ten:-]} ) Romains pour nous organiser ce qui promet d'être un voyage magnifique. Et merci à lui et à Mr R de m'avoir permis d'en être. Merci la guerre et merci surtout aux gens qui ont compris son absurdité tout en désirant s'en souvenir. Merci aux Marocains morts pour la France.
Et viva Italia !!!
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L'âme s'est envolée
Ma mère est une magicienne. Ou plutot une fée. Ma petite fée s'en va rejoindre mon papillon de frère. Un mois et demie de vide. Je réalise à quel point les membres de cette famille sont ceux qui comptent le plus pour moi. Est il possible d'aimer autant, aussi profondément des gens ? Prières pour que le petit papillon traverse sans encombres les tumultes de cette horrible periode de sa vie d'étudiant .De sa vie tout court. Un papillon tout joyeux, léger et fragile est-il fait pour l'impitoyable monde de l'économie qu'il s'est choisi ? Mon joli papillon ,garde les trésors de gaieté que tu recèle mais endurcis-toi. Le monde est plein de vilains filets . Moi sa cadette de 5 ans j'ai peur pour lui.
Ma mère, mon frère. Et mon père. Le roc au coeur tendre. Mon père.
Je meurs d'amour pour eux.

# Posté le samedi 08 avril 2006 04:18

Modifié le mardi 10 juillet 2007 08:58